Location saisonnière en 2026 : le guide complet des obligations propriétaires
Découvrez les obligations légales pour louer en saisonnier en 2026 : immatriculation SIRET, nouveau portail d'enregistrement, fiscalité LMNP et normes DPE. Guide complet Hostcare pour les propriétaires.

Le paysage de la location de courte durée en France a connu des transformations majeures avec l'entrée en vigueur définitive de la Loi Le Meur. En 2026, louer son bien en tant que meublé de tourisme ne s'improvise plus. Entre durcissement fiscal et nouvelles plateformes de contrôle, voici tout ce que vous devez savoir pour rester en conformité et sécuriser votre activité.
1. L'immatriculation SIRET : une étape désormais incontournable
Quelle que soit la nature de votre activité (occasionnelle ou régulière), l'obtention d'un numéro SIRET est obligatoire pour tout loueur en meublé, qu'il soit professionnel (LMP) ou non professionnel (LMNP).
- Pourquoi ? Le SIRET est votre identifiant légal auprès de l'administration. Sans lui, il est désormais impossible de valider votre liasse fiscale au régime réel, une situation qui concerne de plus en plus de propriétaires suite à la baisse des seuils du micro-BIC.
- Comment ? La démarche s'effectue exclusivement en ligne sur le Guichet Unique des formalités des entreprises (INPI).
- Délai : Vous disposez de 15 jours après le début de votre activité pour déclarer votre début d'activité.
2. Le nouveau portail national d'enregistrement (Mai 2026)
L'année 2026 marque un tournant avec la généralisation du numéro d'enregistrement unique sur tout le territoire français, en application du règlement européen sur la transparence.
Ce qui change au 20 mai 2026
Auparavant réservé aux grandes agglomérations, l'enregistrement devient obligatoire pour toutes les communes. Un téléservice national unique remplace les anciens systèmes locaux.
- Numéro obligatoire : Ce numéro doit figurer sur toutes vos annonces en ligne (Airbnb, Booking, etc.).
- Sanctions : L'absence de numéro peut entraîner une amende allant jusqu'à 10 000 euros. Une fausse déclaration peut grimper jusqu'à 20 000 euros.
- Contrôle automatisé : Les plateformes transmettent désormais mensuellement les données de location (nombre de nuitées, adresse, identité) aux autorités.
3. Fiscalité 2026 : la fin de l'âge d'or du micro-BIC
La fiscalité des meublés de tourisme a été drastiquement alignée sur celle de la location nue pour limiter les avantages fiscaux jugés trop attractifs.
| Type de bien | Seuil de revenus (Plafond) | Abattement forfaitaire |
|---|---|---|
| Meublé non classé | 15 000 € | 30 % |
| Meublé de tourisme classé | 77 700 € | 50 % |
Le basculement vers le régime réel
Avec l'abaissement du seuil à 15 000 € pour les biens non classés, de nombreux propriétaires basculent automatiquement vers le régime réel. Ce régime permet de déduire vos charges (frais de conciergerie Hostcare, travaux, intérêts d'emprunt) et d'amortir le prix du bien, ce qui peut souvent réduire votre impôt à zéro. Toutefois, il nécessite une tenue comptable rigoureuse et un SIRET valide.
4. Performance énergétique et DPE : les nouvelles exigences
En 2026, la "passoire thermique" n'a plus sa place sur le marché touristique. La loi impose désormais une convergence entre location longue durée et saisonnière concernant le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).
- Interdiction de louer : Dans de nombreuses communes, aucune nouvelle autorisation de changement d'usage ne sera accordée pour les logements classés F ou G.
- Obligation d'affichage : Le classement DPE doit être mentionné clairement.
- Échéance : Dès à présent, prévoyez des travaux de rénovation énergétique pour atteindre au minimum la classe D d'ici 2034, sous peine d'interdiction totale de location.
5. Les règles spécifiques à la résidence principale
Si vous louez votre propre logement, la flexibilité reste de mise mais les mairies disposent de nouveaux leviers de régulation :
- Limite de durée : Si la limite nationale reste de 120 jours par an, les communes en zone tendue ont désormais le pouvoir de réduire ce plafond à 90 jours.
- Déclaration préalable : Même pour une résidence principale, l'enregistrement sur le portail national est requis dès lors que la commune l'exige.
Simplifiez votre gestion avec Hostcare
Le respect de ces obligations réglementaires et fiscales demande du temps et une expertise constante. Hostcare accompagne les propriétaires dans la mise en conformité de leurs biens et l'optimisation de leurs revenus.
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